État des attributions

 

Nous pouvons considérer comme d'attribution certaine, outre Antioche pour pratiquement tout ce qui y est actuellement classé, tous les ateliers de Cilicie (Aigaie, Mopsos, Tarsos, Séleucie du Calycadnum), Zeugma, Beroa, Cyrrhus de Cyrrhestique, Hiérapolis, Apamée, Laodiké, Emèse pour les frappes d'Uranius Antoninus, Béryte pour la série au dauphin enroulé autour du trident, Sidon, Tyr pour la période des Sévères, Chypre pour les Flaviens, Gaza et Neapolis.

Nous pouvons considérer que les ateliers ont bénéficié d'une très grande liberté de choix des types en 215 - 217 : certaines séries sont complètement uniformes, d'autres sont très variées avec de multiples bustes. Il est certainement nécessaire d'abandonner l'interprétation hellénistique et surtout romaine des divinités et des symboles présents sur les tétradrachmes.

Les cultes que l'on peut deviner derrière les symboles, particulièrement durant la période 215/217, n'ont manifestement rien d'indo-européen. Ce n'est que par des assimilations abusives, comme celle de Lucien de Samosate décrivant le sanctuaire de Hiérapolis, que les Baals deviennent des Zeus et un dieu cavalier radié un Hélios.

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LES TÉTRADRACHMES SYRO-PHÉNICIENS 57 AC / 253 AD.